Processus électoral : la mouvance en faveur de l’utilisation des nouvelles technologies

Politiques
publié le 27-03-2019 02:06
Processus électoral : la mouvance en faveur de l’utilisation des nouvelles technologies

La commission électorale nationale indépendante (CENI) a bouclé ce mardi, 26 mars 2019, sa série de rencontres avec les acteurs du processus électoral. Après l’opposition, les diplomates, la société civile, la CENI a rencontré la mouvance présidentielle, dans l’après-midi de ce mardi. Même si la délégation du pouvoir n’a pas voulu discuter sur certains points à l’ordre du jour. Notamment sur la gestion des recommandations de l’audit du fichier.

Pour l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale « On ne peut pas discuter d’un rapport qui ne nous a pas été transmis. Et, le commanditaire du rapport, c’est le comité de suivi. Même si les partenaires ou l’Etat l’ont financé, il appartient au comité de suivi. Le rapport a été officiellement mis à la disposition du comité de suivi qui n’a pas encore invité ses membres pour partager le contenu du rapport.

Avant ce travail, avant cette rencontre, avant cette restitution, on ne peut pas prendre un rapport brut, qui n’a pas été discuté, qui n’a pas été peaufiné pour commencer déjà à discuter. C’est pourquoi, j’ai demandé à ce que l’on ait du respect pour ce comité de suivi qui est composé de la mouvance, de l’opposition, de la société civile et surtout des partenaires économico-financiers qui nous ont assisté au rang des ambassadeurs. Donc à cause de ça, nous ne pouvons pas discuter avant cette restitution », a-t-il expliqué.

Parlant de la technologie que la CENI souhaite utiliser dans le processus électoral, le responsable de la mouvance présidentielle a dit que « nous sommes toujours les derniers à commencer. Parce que nous aimons toujours le verbiage qu’à aller à l’essentiel. La technologie aujourd’hui, c’est ce qui est introduit dans toutes les élections dans le monde. Nous sommes les derniers à le faire. Même les pays qui sont moins nantis que nous, utilisent la technologie.

C’est vrai, comme je l’ai dit, l’opposition croit que la mouvance va d’abord mettre des voix sur des puces pour mettre dans cette technologie. C’est pourquoi, nous disons que nous sommes d’accord pour l’introduction de la technologie, mais que cette technologie soit beaucoup plus fiable pour mériter la confiance de tous les acteurs pour ne pas qu’il y ait, comme à l’accoutumée, des contestations en ce qui concerne les résultats des différentes élections ».

De son côté, le président de la CENI, Maître Amadou SalifKébé, s’est dit satisfait de ces échanges entre son institution et les acteurs du processus électoral. « Nous sommes heureux, affirme- t-il, parce que notre invite a trouvé écho favorable au niveau de l’ensemble des acteurs politiques, les acteurs de la société civile et les partenaires bi et multilatéraux. Nous avons voulu passer des messages, nous avons voulu engager des débats, nous avons voulu être entendu sur un certain nombre de points avant d’aller dans l’action de préparation de l’élection ».

Pour M. Kébé, Ce qui estimportant, « c’est que les sujets que nous avons proposés au débat, sont des sujets qui intéressent tous les acteurs politiques et qu’ils ont voulu débattre avec nous. Il s’est trouvé que sur certains points, ils n’avaient pas tous les éléments à disposition, mais sur d’autres, nous avons fait des plaidoyers pour qu’ils puissent par exemple accepter l’utilisation de la technologie dans les élections en Guinée. Et cela, nous avons trouvé écho favorable. Ils veulent bien, mais il faut que ça soit avec des garanties ».

Alhassane Barry