Processus électoral : la COD invite la CENI à se mettre à la hauteur des attentes

Politiques
publié le 23-03-2019 07:40
Processus électoral : la COD invite la CENI à se mettre à la hauteur des attentes

La Convergence de l’opposition démocratique (COD) a échangé avec la CENI autour des thématiques liées au processus électoral. Les deux parties se sont retrouvées ce vendredi 22 mars, à Conakry. Etaient présents à ce rendez-vous, outre les commissaires de la CENI, les représentants de l’UFR, du PEDN, du PADES, du FIDEL, tous membres de la COD.

Cette initiative de l’institution en charge de l’organisation des élections vise à harmoniser les points de vue des acteurs du processus avant l’élaboration du chronogramme des prochaines législatives. Une occasion pour la CENI d’échanger avec la COD autour des thématiques comme : la mise en œuvre des recommandations de l’audit du fichier électoral, les critères de choix des représentants des partis politiques dans les démembrements de la CENI, le financement des partis politiques.

Le chef de la délégation de la COD, Sidya Touré, président de l’UFR, salue l’initiative. Pour lui, « la CENI doit se mettre au-dessus de la mêlée pour éviter des situations difficiles à gérer. Comme c’est le cas pour les membres de la CENI du Congo Kinshasa qui sont actuellement sanctionnés par les Etats-Unis. C’est pourquoi nous avons interpellé la CENI notamment son président afin qu’ils soient à la hauteur de cette institution pour mériter de notre pays », dira-t-il, avant d’ajouter :

« Ce qui est important c’est que les membres de l’institution soient suffisamment intègres et patriotes pour savoir que l’objectif est de sortir du processus électoral avec moins de contestation possible ».

L’ancien Premier ministre déplore toutefois qu’il y a selon lui, plus d’un million et demi d’électeurs fictifs dans le fichier actuel. C’est pourquoi il soutient la mise en œuvre des recommandations de l’audit du fichier.

Pour le numéro un de la CENI, la Guinée doit se mettre sur les normes standards en matière électorale à l’image des pays comme le Sénégal, le Nigeria. Pour cela, Maître Salif Kébé pense qu’il est nécessaire d’ouvrir les débats autour de la question sur l’utilisation des nouvelles technologies pour la remontée des résultats. M. Kébé rappelle les souffrances rencontrées par certains membres des bureaux de vote situés à 150 kilomètre du chef- lieu de la préfecture par exemple.

« Ceux-là sont obligés de marcher tard la nuit de longue distance avant d’arriver à la centralisation alors qu’ils sont sur pied depuis 6 h du matin. Sans oublier les risques qu’ils encourent. Si c’est possible de faire remonter cela de façon électronique jusqu’à la CACV ça peut être meilleurs ».

D’après Salif Kébé, son institution cherche un consensus avec les acteurs du processus afin de trouver des solutions et d’adopter un système qui garantit la fiabilité et l’intégrité des résultats des élections.

Il faut toutes fois préciser que la CENI prévoit de rencontrer les représentants de la mouvance présidentielle ainsi que ceux de la société civile dans les prochains jours avant d’organiser l’atelier de planification des opérations électorales suivi de la publication du chronogramme des prochaines législatives.

Alhassane Barry