CESEC : la 2è session ordinaire s’achève par une note d’espoir

Politiques
publié le 27-11-2020 12:06
CESEC : la 2è session ordinaire s’achève par une note d’espoir

Après plus de deux mois de consultations auprès des entités nationales (mairies et les institutions républicaines), le conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a clôturé ce jeudi 26 novembre 2020 en son sein la deuxième session ordinaire  de l’Assemblée plénière du CESEC.
La cérémonie de clôture a connu respectivement la participation du ministre conseiller chargé des relations avec les institutions républicaines auprès du président de la République, Mohamed Lamine Fofana, la présidente du conseil économique, social, environnemental et culturel Hadja Rabiatou Sérah Diallo y compris les cadres de ladite institution.

Jouant le rôle de l’assemblée consultative chargée d’émettre des avis et recommandations sur les questions d’ordre économique, social, environnemental et culturel qui lui sont soumises par le président de la République et l’Assemblée Nationale, le CESEC entend aussi mettre en relief la promotion de la paix et une politique de développement durable au sein de toutes les composantes de la nation guinéenne.

Au cours de son allocution, la présidente du CESEC Hadja Rabiatou Sérah Diallo a indiqué « en dépit de la situation sociopolitique guinéenne due aux échéances électorales présidentielles et la persistance de la pandémie de Covid19, notre institution a été au rendez-vous pour quelques activités nationales et internationales dit-elle, avant d’admettre que ''la plus grande activité du CESEC en cette d’intersession a été l’organisation d’une vaste campagne de sensibilisation qui a touché toutes les 5 communes de la capitale guinéenne. Cette initiative a été appuyée par la CENI qui est l’organe en charge l’organisation des élections en République en Guinée. Nos échanges avec les maires, les responsables communaux, les chefs de quartiers et les forces de l’ordre ont porté principalement sur la promotion de la paix du vivre ensemble, avant, pendant et après l’élection présidentielle''.

Poursuivant, Mme Diallo a évoqué la relation existante entre son institution celle de certaine organisation africaine « le CESEC a durant cette période d’intersession continué ses collaborations avec les institutions internationales partenaires comme l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires membres de la Francophonie (l’UCESIF), l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et institutions similaires (l’AICESIS) et l’Union des conseils économiques et sociaux de l’Afrique (l’UCESA) ». A cité Rabiatou Sérah Diallo.

Fidèle à sa mission, le CESEC a décidé de mener une étude plus spécifique sur le financement des collectivités locales et la question de la décentralisation en République de Guinée pour accroitre l’autonomie financière de celle-ci.

Présent à ladite cérémonie, le ministre conseiller du président de la République chargé des relations auprès des institutions républicaines Mohamed Lamine Fofana a véhiculé les questions centrales liées à la problématique foncière, de pêche, de gouvernance et les perspectives de développement durable. « Parmi les causes, notre études a révélé l’insuffisance de l’administration foncière en Guinée et la non application de celle qui existe sur le conflit de compétence entre les différentes administrations à savoir : l’habitat, l’aménagement du territoire, l’agriculture et en ce qui concerne le foncier rural et l’administration locale. ». a précisé le ministre conseiller à la présidence de la République.

Par ailleurs, Mohamed Lamine Fofana a recommandé les parties concernées au respect de l’application des mesures idoines sur le foncier «  vos recommandations portent justement sur ces différentes points, de telle sorte que nous ne manquerons pas de revenir la haute attention de M. le président de la République dans la mise en œuvre de sa politique foncière nationale ».

Plus loin, Mohamed Lamine Fofana a relevé l’objectif de cette étude qui est d’expliquer, de conscientiser les gouvernés et les gouvernants dans la perspectives d’un engagement consenti pour construire une gouvernance efficace et assurer le développement durable qui méritent d’être relevées par les différentes institutions pour construire une base solide de leur programme sociale.
Au cours de cette deuxième session, plusieurs thématiques liées à la promotion de la paix, des activités rurales et l’environnementales, des infrastructures, de la décentralisation, de développement local, de l’aménagement et des affaires sociales et culturelles ont animé les débats, en vue d’instaurer un climat de confiance entre les différentes institutions du pays.

Amara Touré