Crise postélectorale : les activités reprennent peu à peu au grand marché de Madina

Politiques
publié le 05-11-2020 04:44
Crise postélectorale : les activités reprennent peu à peu au grand marché de Madina

La paralysie liée à la situation sociopolitique n’épargne aucun secteur de la vie économique guinéenne y compris le secteur tertiaire (commerce). Le constat était alarmant hier mardi 3 novembre, après l’annonce du principal Parti d’opposition (UFDG) à une journée grève sur toute étendue du territoire.
Depuis le lendemain des consultations électorales du 18 octobre dernier, l’atmosphère commerciale au grand marché Madina semble être en léthargie, non seulement par crainte de vandalisme, mais aussi à  l’appel fait par GOHA (association économique des commerçants guinéens), pour manifester leur désaccord suite aux résultats provisoire de la présidentielle d’octobre, proclamé par la CENI.

Ce mercredi, 4 novembre, l’activité commerciale de ce site a repris plus ou moins son engouement d’antan. On y observait l’ouverture de quelques boutiques de vêtements, de téléphone, des postes téléviseurs, quelques transistors pour ne citer cela. Des Klaxons des véhicules, les marchands ambulants, les étalagistes ça et là, tous ceux-ci vibraient au rythme de la conjoncture pour se faire de l’argent.

Face à cette situation de méfiance, bon nombre de commerçants se sont réservés pour ouvrir leurs magasins à cause de l’insécurité sans cesse répétée dans la cité.

Très pessimiste de la reprise rapide des activités économiques, Alpha Oumar Sow vendeur de téléphone pointe du doigt sur l’Etat. « Cette période n’est guère favorable à la prospérité commerciale, parce que nous avons peur de l’insécurité, les personnes mal intentionnées sillonnent nos murs pour essayer de nous vandaliser », dénonce t-il avant de situer la responsabilité de l’Etat en ces termes :

« L’Etat devrait un plan efficace pour assurer la protection des biens des commerçants, on a aucune assurance qui nous dit que nos matériels peuvent être en sécurité ; c’est pourquoi nous ouvrons une seule porte au cas où l’imprévu se manifestera »  a affirmé le vendeur de téléphone.

Dans cette configuration de crise, certains habitants de Conakry sont dans l’impasse, quand bien même, il s n’arrivent point à s’approvisionner sur les choses nécessaires auxquelles ils ont besoin afin de joindre les deux bouts.

Pour l’heure, les activités reprennent à minima, en attendant la normalisation de la vie publique guinéenne.

Amara Touré