Violences postélectorales : Les acteurs de la société sensibilisent

Politiques
publié le 03-11-2020 12:46
Violences postélectorales : Les acteurs de la société sensibilisent

Les violences postélectorales qui ont secoués la Guinée n'ont  laissées personnes indifférentes. De Kassa au dernier village de notre pays, la crainte du pire se lisait sur tous les visages. C'est pourquoi, les acteurs de la société civile guinéenne se sont rendue ce samedi, 31 octobre à Wanindara dans la commune de Ratoma à Conakry. Cette visite était axée sur la sensibilisation mais aussi à identifier des dégâts enregistrés en vue de chercher des voies et moyens de les rembourser par le gouvernement et ses partenaires.

La rencontre a connue la mobilisation des membres du conseil du quartier, les médias, les responsables du CNOSCG, les sages, jeunes et femmes du quartier.

L'occasion a été opportune pour Elhadj Aboubacar Fofana de CNOSCG de revenir sur des tristes événements passés lors des manifestations post électorales survenues en Guinée en général et à Conakry en particulier. Des violences qui ont enregistré des cas de morts, de blessés graves et des pertes importantes des biens matériels. Des pertes qui, selon lui, entraineront forcément du retard dans le développement harmonieux de notre pays. C'est pourquoi, Elhadj Fofana a invité les uns et les autres à la retenue, à  l'entente et de toute pratique qui doit contribuer au développement de notre pays. Cela, sans distinction d'ethnie, de sexe etc.

« Il ne faut pas que la politique nous divise, nous sommes une famille. La Guinée est notre patrimoine à nous tous », a-t-il ajouté.

Abdourahmane Koïn Baldé, citoyen à Wanindara a rassuré que dans son quartier, qu'il y'a pas de distinction de d'ethnie, ni de sexe. Car, pour lui, la Guinée nous appartienne tous et qu'en aucun cas, la politique ne doit nous diviser.

Il a toutefois, lancé un appel aux autorités du pays, de prendre ses responsabilités face aux exactions que faites les forces de l'ordre pendant les manifestations.

Le secrétaire exécutif de CNOSCG, Gabriel Haba a fait savoir aux riverains, du partage de leur douleur lors des échauffourées constatées  ses derniers dû à la présidentielle. Il a également souligné que la raison de leur visite à Wanindara s'inscrit dans le cadre de la sensibilisation des citoyens mais également au recensement des dégâts causés suite aux manifestations relatives à la présidentielle du 18 octobre en vue leur remboursement.

« Nous sommes venus sensibiliser et recenser les dégâts causés dans ce quartier lors des manifestations post électorales pour nous permettre de mener des démarches visant à rembourser des biens matériels perdus lors de ces manifestations », a dit M. Haba avant de rassurer que « des efforts seront mis sur pieds afin que de toutes les victimes soient rétablis dans leur droit. »

Sékouba Kourouma                                

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