Violences postélectorales : le réseau des femmes pour la paix s’active pour l’unité nationale

Politiques
publié le 02-11-2020 11:55
Violences postélectorales : le réseau des femmes pour la paix s’active pour l’unité nationale

Pour renforcer la cohésion nationale et aplanir les divergences entres les acteurs politiques guinéens, que le réseau des femmes pour la paix, composé de femmes leaders a organisé ce dimanche 1er novembre, un plaidoyer en faveur de la paix, surtout en cette période postélectorales.

Cette cérémonie a connue la participation de plusieurs femmes leaders, comme Ramatoulaye Camara, cheffe de cabinet au ministère des droits et l’autonomisation des femmes, Sanaba Kaba la Directrice Générale de l’ANIES ou encore Hadja Mariama Dubreka Camara, journaliste. L’idée s’articule autour de l’engagement collectif en faveur du maintien de la paix en Guinée, suite aux scènes de violences enregistrées au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Dans une déclaration rendue publique ce dimanche, le réseau des femmes pour la paix en Guinée invite à préserver la paix. « Aujourd’hui, le maintien de la paix en Guinée fait face aux défis ethno-stratégiques et égocentriques, sans succès dépend de la participation de tous les guinéens dont l’engagement collectif doit être renouvelé. Nous voulons une Guinée sans haine et sans violence, où les citoyens obtiennent l’égalité des chances à tous les niveaux », peut-on lire dans cette déclaration.

En se servant de l’exemple des héroïnes devancières, comme M’balia Camara, Hadja Mafory Bangoura, Jeanne Martine Cissé et Loffo Camara, le réseau des femmes compte ainsi préserver et consolider la paix dans le pays. Cette plateforme féminine exhorte également aux partis politiques de l’opposition de privilégier le dialogue, car dit-elle, même les guerres les plus farouches ont été résolues autour de la table. Le réseau promet d’unir toutes ses forces, pour se mobiliser en faveur de la préservation du tissu social dans le pays.

Pour sa part, Sanaba Kaba, Directrice Générale de l’Agence Nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), souligne l’importance de la paix. « Si on se souvient de la valeur qu’occupe la Guinée en Afrique, nous devons assumés notre responsabilité, surtout la responsabilité de la femme guinéenne, comme Hadja Mafory Bangoura et M’ballia Camara. La Guinée a toujours servit de bon exemple, nous ne voulons pas ternir l’image de notre pays en aucun cas. Pour toutes ces actions, les femmes ne sont pas restées derrières, elles étaient là pour faire preuves de responsabilité. La guinée a été la terre d’accueille pour des milliers de réfugiés de la sous-région, la libération de certains Etats du continent  du joug colonial », a martelé l’ex ministre des actions sociales.

Dans la même lancé, l’écrivain Nènè Moussa Maleya Camara, estime que la Guinée est une famille, comme il l’a écrit dans son livre. « Nous sommes à un tournant très important de la vie de notre pays, l’histoire, la sociologie et la géographie de la Guinée  sont les preuves de notre union qui ne datent pas d’aujourd’hui. Actuellement, les gens s’accrochent aux noms de familles pour créer une différence entre les Guinéens. Les noms de famille ont été créent pour identifier les gens. Les Guinéens différemment des autres, sont des métisses, chacun de nous est le résultat d’une certaine évolution qui peut s’expliquer maintenant », a-t-il rappelé.

Plusieurs témoignages sur le raffermissement du tissu social et la promotion du climat d’entente entre acteurs politiques ont été tenus à l’occasion de cette cérémonie.

Amara Touré