Mort de Ben Daouda Sylla : l’oraison funèbre marquée par l’émotion du monde médiatique guinéen

Politiques
publié le 21-10-2020 01:53
Mort de Ben Daouda Sylla : l’oraison funèbre marquée par l’émotion du monde médiatique guinéen

La mort du Directeur Général de l’agence guinéenne de presse (AGP) Ben Daouda Sylla le Dimanche 18 octobre aura laissé un vide et une vive émotion au sein de la presse guinéenne. Né 1959 dans les îles de Loos, il débuta ses études primaires dans la même localité dans les années 60 avant de devenir journaliste dans les années 80.

Ben Daouda Sylla très tôt sorti de l’école normale supérieure de Maneah, où il décrocha son diplôme de Maîtrise en Philo-Histoire, il s’engagea avec admiration dans la profession du journaliste où il sera engagé lors du recrutement à la fonction publique e 1988.

Journaliste chevronné, Ben a été efficacement le correspondant de la radio africa N°1 en Guinée.
Venus en nombre pour rendre un dernier hommage à l’illustre disparu, plusieurs personnalités de l’univers médiatique guinéen ont effectué le déplacement ce mardi 20 octobre à savoir Aboubacar Yacine Diallo, François, Hadja Aissaoui Bella Diallo pour ne citer ceux-ci.

Très ému de cette soudaine disparition, le DGA de l’Agence guinéenne de la presse, François Mara dira que « Ben Daouda Sylla a été un collaborateur direct, il y avait une complicité très parfaite entre nous, d’ailleurs il m’avait collé un petit nom, « le duc ». Il dit pourquoi ce nom  a-t-il interrogé ? « il dit mon meilleur ami à africa N°1 s’appelle  Francis duc  Noutango, Ben était un grand Monsieur, c’est vrai il était incompris dans ses prises décisions administratives, mais c’est quelqu’un qui n’aimait pas du tout mes médiocres» a témoigné le DGA de l’AGP François Mara.

Dans ce climat de recueillement et de douleur, le Secrétaire Général du Ministère de l’Information et de la Communication Mohamed Condé, l’émotion est particulière « notre ami, collaborateur, confrère BDS qui nous a quitté a fortement marqué la presse publique guinéenne. Nous avons retenu de lui, l’image d’un professionnel accompli, tous ses collaborateurs ont alors apprécié ses qualités de journaliste, un homme fier de sa profession, qu’il a exercé avec amour et conviction. BDS avait le sens de l’analyse de l’actualité, la maîtrise des techniques de traitement des informations, le sens de l’équité et de l’honnête dans la chaine de collecte de traitement de l’information. Ses qualités fortement apprécié par les promoteurs des médias nationaux et étrangers, lui ont ouvert toutes les portes et les colonnes d’institutions d’organismes de presses aussi prestigieux que radio Africa N°1. Que l’âme de notre regretté repose en paix » a martelé le numéro 2 du ministère de l’Information et de la Communication.

Brillant homme de lettres, Ben Daouda Sylla a successivement été Directeur Général de la RTG Boulbinet et de l’Agence guinéenne de presse (AGP) en avril 2019 avant de succomber à sa maladie le dimanche 18 2020 à l’hôpital Ignace Deen.

Emu dans son langage, le porte-parole de la Famille Ben, le neveu du défunt a remercié l’assistance venue pour honorer la mémoire de son oncle BDS « au nom de la famille maternelle et paternelle, c’est l’occasion ici de remercier les autorités guinéennes à travers le MIC, mais aussi l’occasion de remercier tous les collègues de la presse nationale guinéenne y compris les amis du feu BDS car nous avons été très honorés, cela prouve à suffisance que BDS est le symbole d’un citoyen qui a rendu le loyal service à la nation, qui durant toute sa vie, s’est mis au service de la nation. La famille dans sa globalité est très heureuse de cette grande mobilisation et que l’âme de BDS repose en paix, amen ».
Les témoignages à tour de rôle venus des doyens et des personnalités du l’environnement médiatique national et autres sensibilités professionnelles guinéennes ont rendu un vibrant hommage au dynamique Ben Daouda Sylla.

L’enterrement est prévu au cimetière de Cameroun à 14 heures.
La Rédaction du journal horoya adresse ses sincères condoléances à la famille éplorée.

Amara Touré