Cellou à sa sortie de la Cour Constitutionnelle : ‘’il faut aussi continuer le combat dans les urnes’’

Politiques
publié le 08-09-2020 08:25
Cellou à sa sortie de la Cour Constitutionnelle : ‘’il faut aussi continuer le combat dans les urnes’’

Le principal opposant au régime du président Alpha Condé a déposé ce lundi, 7 septembre 2020, à la Cour constitutionnel ses dossiers de candidature à la présidentielle du 18 octobre prochain. Il était en compagnie de son épouse et de plusieurs de ses fidèles lieutenants.

A sa sortie de l’immeuble qui abrite qui abrite l’institution, il a tenu à préciser : « Je voudrais remercier la presse qui s’est massivement mobilisée pour m’accompagner à la Cour Constitutionnelle où j’étais venu comme vous savez, accomplir une formalité qu’est celle de déposer mon dossier de candidature à cette institution de la république. Vous l’avez suivi hier, j’ai été investi par l’UFDG comme candidat du parti dans l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Je suis très fier de cette confiance et je vais l’assumer. Nous nous sommes battus depuis un an pour empêcher Alpha Condé de tripatouiller la Constitution à l’effet de s’octroyer un 3è mandat. L’UFDG a estimé qu’il faut continuer ce combat dans les rues et les places publiques à travers les manifestations. Mais qu’il faut aussi le continuer dans les urnes. Parce qu’il y a une opportunité aujourd’hui pour obtenir l’alternance que nous souhaitons », dira-t-il, avant de poursuivre :

« Monsieur Alpha Condé est décrié et rejeté par toute la population. Vous suivez ce qui se passe dans ce qu’il considérait comme son fief traditionnel en Haute Guinée (Kankan). Les gens se sont rendu compte qu’il n’a pas respecté ses engagements. Le peu d’infrastructure qui existe dans cette région, c’est celle laissée par le Général Lansana Conté. En dehors de la route Kouroussa-Kankan-Kourémalé, est-ce qui existe comme infrastructure ? Et pourtant, des fonds colossaux ont été engagés notamment dans le cadre de la fête tournante. Mais c’était des marchés surfacturés qui permettaient juste au clan de s’enrichir. Aujourd’hui, on a des flux financiers énormes dans le pays en raison de la forte augmentation des exportations des bauxites. Cet argent profite au clan présidentiel. Regardez l’état de nos routes aujourd’hui. Pour aller à Kankan, il faut aller à Bamako. J’ai entendu dire que sur le réseau interurbain, qu’il n’y a que 2200 km de routes revêtues. Mais tenez-vous bien, lorsque moi, je quittais le Ministère des Travaux publics, il avait 2200 km de routes revêtues. Aujourd’hui, avec des élections transparentes, n’importe qui peut battre Alpha Condé »

Youssouf H Keita