Pita : des structures sanitaires impactées par la Covid-19

Politiques
publié le 17-08-2020 03:45
Pita : des structures sanitaires impactées par la Covid-19

Les conséquences négatives de la pandémie du coronavirus se font sentir dans tous les secteurs de la vie nationale. En particulier dans les structures de soins de santé. C’est le cas dans la préfecture de Pita où la baisse considérable du revenu des populations et la réduction du taux de fréquentation dans les structures sanitaires est une source d’inquiétude.

Pour honorable Diouldé Sow, fondateur d’une clinique privée de la place, depuis quelques années, le constat en matière de prestation sanitaire dans la préfecture était peu reluisant. Et pour cause, selon lui, à cause d’une petite fracture pour une simple radiographie, les citoyens de toutes les Sous-préfectures et de la commune urbaine étaient obligé d’aller à Labé ou à Conakry. Sans oublier d’autres problèmes rencontrés par les populations de la zone dans la prise en charge de certaines maladies non transmissible. « C’est pour quoi, justifie-t-il, nous avons eu l’idée de créer une clinique privée avec des équipements de dernière génération dans le but de rendre service. Avec plus de trois milliards GNF investit on a pu commencer à faire fonctionner la structure sanitaire avec l’appui des autorités du ministère de la Santé ».

Parlant du fonctionnement de cette clinique, M Sow estime avoir un double sentiment. Le premier c’est d’être fiers d’aider les populations de Pita et environ dans la prise en charge sanitaire. Puisque plusieurs services sont rendus là. Il s’agit de la radiographie à moindre coût (moins de cent mille FG), de la médecine générale, de la maternité avec un suivi régulier des femmes en état de famille sans oublier l’échographie, de la traumatologie, de la diabétologie et un laboratoire d’analyse biomédicale.

L’autre sentiment c’est bien l’inquiétude liée à la pandémie de la COVID-19 qui entraine un fort ralentissement des activités au sein de la structure. Même si le mini service rendu de qualité, selon lui.

« Les gens viennent souffrants et en ressorts satisfait de la qualité de l’accueil et des soins reçus » soutent –il.

Pour le bon fonctionnement de cette structure privée, une très rare dans la zone, Diouldé Sow est tout de même confronté à d’autres difficultés. Principalement liées à l’impact de la COVID-19 qui entraine le ralentissement du taux de fréquentation sans oublier le faible revenu de la plus part des citoyens de la localité. « Certains viennent sans aucun sous alors qu’ils sont malades. Mais puisque c’est fait pour aider pas pour récupérer l’argent tout de suite, on trouve la solution. On les prend en charge d’abord et ensuite on attend le recouvrement après. Même si parfois ça traine longtemps et moi je suis obligé de mettre la main à la poche pour régler certains petit problèmes » explique M. Sow.

Ce dernier dit gagner une satisfaction morale en le faisant. « Car,dit-il, il y a des gens qui sont très reconnaissant et la première femme qui a accouché dans la clinique après son inauguration était venu de Bourouwal Tappé seule.Nous l’avons pris en charge comme il le faut et elle a donné le nom de son enfant à Ma femme ».

Diouldé Sow laisse entendre que son objectif est de faire de cette clinique une référence au niveau de la Région. Pour cela, il envisage une série de formation du personnel pour la spécialisation en Guinée et ailleurs. Sans oublier l’appui de l’expertise tunisienne en matière de santé qu’il a déjà sollicité.

« La COVID-19 retarde un de mes projets phares pour le bonfonctionnement de la clinique. En tant que fondateur d’une clinique, j’ai été invité en Tunisie à Monastir (à 2 heures de Tunis) à travers des amis pour visiter la clinique du centre, l’une des plus équipées de la région. Là, on a eu de très bons entretiens avec le Dr Ben Sallah, fondateur de ladite clinique. A l’issu de cet entretien on a eu un accord de partenariat. Si ce n’était pas à cause de la COVID-19, il serait déjà venu à Pita pour offrir deux jours de consultations gratuites et une formation du personnel», explique Diouldé Sow. Avant d’ajouter « Avec lui nous partenariat d’évacuation et il a l’intention de mettre à notre disposition un scaner pour régler des problèmes de diagnostics qui est un problème très sérieux pour la prise en charge. Sans oublier que des appareils d’ophtalmologie de dernière génération sont aussi prévus afin de pouvoir faire des examens ici et de les envoyer par internet. Le lendemain on a les résultats interpréter par des spécialistes ».

M. Sow encourage vivement les populations en général et les femmes en état de famille en particulier à se faire consulter régulièrement pour éviter des complications.

A souligner que Diouldé Sow est consultant international et a été député uninominal de Pita de 2013 à 2019.

Alhassane Barry