Japon: le parquet pointe les failles du controle judiciaire de Carlos Ghosn

Politiques
publié le 08-03-2019 02:42
Japon: le parquet pointe les failles du controle judiciaire de Carlos Ghosn

Carlos Ghosn et sa femme arrivent sur leur lieu de résidence à Tokyo, le 8 mars 2019.REUTERS/Issei Kato

Carlos Ghosn a été libéré mercredi 6 mars, sous caution, après plus de cent jours en détention au Japon. Aujourd'hui, le bureau des procureurs de Tokyo estime que les conditions du contrôle judiciaire de l'ex-patron de Renault et de Nissan ne sont pas assez strictes pour l'empêcher de falsifier certaines preuves de l'enquête dont il fait l'objet pour malversations financières.

Avec notre correspondant à TokyoFrédéric Charles

Le bureau des procureurs de Tokyo fait remarquer que les règles imposées à Carlos Ghosn durant sa libération sous caution comportent de nombreuses failles possibles. Il lui est par exemple interdit de communiquer par internet, mais il suffit à Carlos Ghosn d’emprunter le téléphone de sa femme pour s'y connecter.

Ses avocats sont les garants des conditions de son contrôle judiciaire. Ils sont les surveillants de Carlos Ghosn.

Des caméras de surveillance ont été placées aux entrées et sorties de son lieu de résidence à Tokyo, mais ce sont les avocats qui enregistrent les images avant de les remettre au tribunal.

Quant à la destruction de preuves utiles à l’accusation, Nissan a affirmé avoir découvert trois coffres-forts dans un appartement de Rio, qui étaient mis à la disposition de Carlos Ghosn.

Le constructeur soupçonne qu’ils contenaient des preuves susceptibles d’incriminer l’ancien dirigeant de l'alliance Renault-Nissan. La justice brésilienne a autorisé la fille et la sœur de Carlos Ghosn à récupérer les documents.