Sommet Chine-Afrique : La solidarité et la coopération au cœur des échanges

Politiques
publié le 22-06-2020 09:28
Sommet Chine-Afrique : La solidarité et la coopération au cœur des échanges

Sur initiative des présidents chinois, sénégalais et sud-africain, Xi Jinping, Macky Sall et Cyril Ramaphosa, s’est tenu, le 17 juin 2020, un Sommet extraordinaire  entre la Chine et l’Afrique. L’objectif est de se donner la main en vue de vaincre la pandémie de la Covid-19. A cette rencontre ont également pris part le président de la Commission de l’Union africaine,  le Secrétaire général des Nations-Unies, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des chefs d’Etat et de gouvernements.

Consolider l’amitié sino-africaine à travers une lutte solidaire contre la Covid-19 a été le centre des débats qui a réuni autour du président chinois Xi Jinping, ce gotha de personnalités africaines. Ce Sommet est intervenu « à un moment important où les pays du monde se battent contre la COVID-19 », a indiqué d’entrée Xi Jinping.

Six mois après l’apparition de la pandémie, les économies des Etats se trouvent gravement impactées. D’où la nécessité de faire face à ces « défis ». « Face à ce défi sanitaire, la Chine et l'Afrique ont résisté à une rude épreuve. Grâce à des efforts ardus et au prix de grands sacrifices, la Chine est parvenue à endiguer la propagation du virus sur son territoire, mais elle est encore confrontée au risque de résurgence. En Afrique, grâce aux efforts unis des gouvernements et des peuples africains et à la coordination active de l'Union Africaine, des mesures fortes et difficiles ont été prises, permettant d'atténuer la situation et d'obtenir des résultats encourageants », a rappelé, dans son discours, le président chinois.

Les deux parties à savoir « la Chine et l'Afrique se sont soutenues mutuellement et ont mené un combat solidaire. (…)  Quand l'Afrique a été touchée par le virus, la Chine a été parmi les premiers à lui porter assistance et s'est battue fermement aux côtés des Africains », a noté Xi Jinping.

Le bon ami se reconnaît dans les moments difficiles, dit l’adage. Cela se matérialise par le fait que « la Chine et l’Afrique ont toujours entretenu des relations de fraternité » et les deux parties attachent un grand prix à leur  « amitié traditionnelle ».

Abordant la Covid-19, le président de la République populaire de Chine a reconnu « la difficile mission »  à laquelle l’Afrique et son pays sont confrontés. Il s’agit, martèle-t-il, « de stabiliser l'économie et de garantir le bien-être de la population » qui constituent une « priorité absolue ».

A cet effet, Xi Jinping a promis de continuer de valoriser le soutien de son pays à l’Afrique en redoublant davantage  les « efforts pour mettre en œuvre les mesures » qui consistent à la fourniture des matériels, à la construction des hôpitaux et à l’envoi « des groupes d'experts médicaux » pour les pays africains afin de « bâtir conjointement une communauté de santé Chine-Afrique pour tous ».

L’un des acquis de Sommet sino-africain, c’est l’annulation des prêts chinois sans intérêt arrivant à échéance fin 2020 des pays africains concernés. A cela, « la Chine [a aussi encouragé] ses institutions financières concernées à mener des discussions amicales avec les pays africains sur les arrangements concernant les prêts commerciaux avec garantie souveraine, en se référant à l'initiative du G20 sur la suspension du service de la dette et conformément aux règles du marché », a indiqué Xi Jinping.

En plus, a-t-il martelé, « la Chine souhaite que les pays développés et les institutions financières multilatérales, puissent prendre des actions plus fortes sur l'allègement et la suspension de la dette africaine. (…) La solidarité et la coopération sont l'arme la plus puissante pour vaincre le virus. La Chine est prête à travailler avec l'Afrique pour préserver le système de gouvernance mondiale centré sur les Nations Unies et à soutenir l'OMS pour qu'elle apporte une plus grande contribution à la lutte mondiale contre la COVID-19 ».

Enfin, Xi Jinping s’est dit opposé «  à la politisation de l'épidémie, à l'étiquetage du virus, à la discrimination raciale et au préjugé idéologique. Nous défendons fermement l'équité et la justice internationales ».

Dans la déclaration conjointe, il a été indiqué que « la COVID-19 est un défi majeur pour toute l'humanité et constitue l'urgence mondiale de santé publique la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

Ainsi, les participants ont unanimement exprimé « leur profonde préoccupation s'agissant de la propagation de la COVID-19 dans le monde » avant de reconnaître « l'importance fondamentale des questions de santé publique pour la paix et la sécurité internationales et le bien-être des peuples ».

Les participants ne se sont pas limités à ça. Ils se sont aussi engagés « à œuvrer ensemble pour préserver la sécurité de la santé publique mondiale et garantir les droits et intérêts légitimes des pays en développement, afin d'apporter une plus grande contribution à la promotion de la paix et du développement dans le monde et de construire ensemble une communauté de santé pour l'humanité ».

Amadou Kendessa Diallo

Journaliste Guinée Conakry

Contact: +224 622 48 10 45

E-mail: kenssa2@gmail.com