Chine : la décision sur la préservation de la sécurité à Hong Kong validée

Politiques
publié le 06-06-2020 01:08
Chine : la décision sur la préservation de la sécurité à Hong Kong validée

A cause de la pandémie de la Covid-19, la Chine a reporté cette année la tenue de l’Assemblée nationale populaire (ANP) et les deux sessions habituellement prévues au mois de mars.  Au cours de ces grands rendez-vous politiques, la puissance économique de l’Asie annonce généralement les réformes politiques, économiques, sociales, juridiques, etc.

Cette année, la 3e session de la 13e Assemblée populaire nationale (APN) a examiné et adopté, à la fin du mois de mai dernier, la décision sur l’établissement et le perfectionnement du système juridique et du mécanisme d’application en matière de préservation de la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong.

Une décision perçue par les détracteurs de la Chine comme une ingérence et une violation du statut politique accordé à Hong Kong dont le principe est « un Etat, deux systèmes ». L’Occident a crié au scandale. Or,  comme l’ont mentionné des responsables et médias chinois, la législation sur la préservation de la sécurité nationale est un droit souverain d’un État et relève de ses affaires intérieures.

Dans le monde entier, et dans n’importe quel Etat, il existe des lois et des règlements sur la sécurité nationale prévenant et punissant les actes portant atteinte à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité du pays. La Chine ne fera pas exception pour permettre à des individus hors-la-loi de semer le désordre dans l’une de ses parties territoriales.

D’ailleurs, la sécurité nationale, la diplomatie ainsi que la défense relèvent de la compétence du gouvernement central. Par confiance au gouvernement de la RAS de Hong Kong et par respect du système juridique original hongkongais, le gouvernement central mandate, conformément à l’article 23 de la Loi fondamentale, la RAS de Hong Kong pour légiférer elle-même sur la préservation de la sécurité nationale.

 

Cependant, la Chine a regretté et condamné les événements malheureux survenus récemment  Hong Kong. C’est pourquoi,  23 ans après la rétrocession de Hong Kong à la Chine, à cause des perturbations des émeutiers hongkongais de connivence avec des forces extérieures antichinoises, la législation en vertu de l’article 23 de la Loi fondamentale n’a jamais abouti, faisant de Hong Kong une lacune de risque important en matière de sécurité nationale du pays.

D’ailleurs, depuis juin 2019,  la ville de Hong Hong a vécu la tourmente liée au projet de révision avec de dégâts importants. Ces événements ont entrainé la montée de l’indépendantisme et du localisme radical hongkongais, et les ingérences profondes et illégales des forces extérieures dans les affaires de cette ville considérée comme l’une des meilleures destinations du monde. Ce qui a porté gravement atteinte à la sécurité nationale de Chine.

Pour être conforme avec l’esprit de la loi, la décision de l’APN prise fin mai a pour objectif de combler les lacunes sur le plan juridique et de remédier aux maillons faibles dans le travail en matière de préservation de la sécurité nationale dans la RAS de Hong Kong, de prévenir, d’empêcher et de punir les délinquants nuisant à la sécurité nationale.

Car, la Chine fait de la préservation de la sécurité nationale, un élément au cœur du principe d’ « un pays, deux systèmes ».  C’est pourquoi, la décision du gouvernement central de prendre des mesures efficaces afin de faire cesser les violences et le chaos et restaurer l’état de droit et un bon climat d’affaires concerne non seulement le bien-être de plus 7 millions de compatriotes hongkongais, mais aussi les intérêts des investisseurs de différents pays. Car, les risques liés à la sécurité nationale de plus en plus considérables à Hong Kong étaient devenus un problème saillant.

Amadou Kendessa Diallo

Journaliste Guinée Conakry

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