Double scrutin du 22 mars : les observateurs de la société civile africaine étalent le motif de leur présence

Politiques
publié le 20-03-2020 04:56
Double scrutin du 22 mars : les observateurs de la société civile africaine étalent le motif de leur présence

Arrivée à Conakry depuis le février dernier, la coordination de la mission internationale des observateurs de la société civile africaine (COMISCA) était ce vendredi, 20 mars face à la presse pour étaler le motif de leur présence en Guinée. C’était dans les locaux d’un réceptif hôtelier de la place en présence des membres de quelques organisations de la société civile guinéenne.

Selon le chef de la délégation, Saidou Compaoré, cette mission d’observateurs est composée de personnalités qui ont une grande expertise en matière électorale et des acteurs de la société venus du Benin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Centrafrique, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Togo.

« La COMISCA, coordonnée par une équipe de six (6) experts va déployer des observateurs et ceci en synergie avec certaines organisations de la société civile guinéenne. L’objectif général de notre mission s’inscrit dans le cadre de la promotion des élections libres, transparentes et démocratiques en Afrique. Il s’agit de constater si les conditions nécessaires sont réunies pour la bonne conduite des élections qui permettent au peuple guinéen dans son ensemble d’exprimer librement sa volonté et son choix ; Vérifier si l’organisation des élections en Guinée est en conformité avec les normes établies dans les principes de la déclaration de Bamako pour la gestion et la supervision des élections dans les pays francophones », dira-t-il, avant d’annoncer que la mission a entamé ses prises de contacts dès son arrivée auprès des autorités électorales ainsi que les autorités administratives, les partis politiques, les partenaires du processus et la société civile guinéenne.

Poursuivant, la mission reconnait que depuis quelques mois, la Guinée traverse une période plus ou moins tendue, marquée par des incitations à la désobéissance civile et des actes de vandalismes.

« Après avoir constaté avec beaucoup d’amertume, ces actes et analyser les discours de certains acteurs, il nous incombe de vous adresser ce message d’appel pressant à la paix et à la raison. Le droit de vote est un droit sacré car, il constitue le canal principe par lequel s’exprime la volonté du peuple. Aussi, les conditions d’exercice de ce droit doivent être exemplaires et revêtir les qualités de transparence, de neutralité et d’objectivité. C’est pour cette raison que les personnes chargées de l’organisation des élections sont travaillé avec responsabilité. Le dimanche 22 mars, les guinéennes et guinéens se lèverons comme un seul homme pour exprimer ce droit dans la quiétude et la paix, en dépit des appels à la révolte et l’instrumentalisation des citoyens. N’oublions pas qu’il des champions de la division à qui profite cet état de chose. Il est de l’intérêt du peuple guinéen à faire toujours preuve de maturité afin de ne pas se laisser aller à la diversion politique qui ne profite qu’à ces instigateurs qui s’érigent en maitres dédiés donneurs de leçon au continent africain. Nous en appelons à l’opinion internationale à faire preuve de retenue afin de ne pas faire sombrer l’espoir de toute une génération… »

Plus loin, ces observateurs ont rassuré qu’ils seront présents sur l’ensemble du territoire national guinéen pour observer le déroulement de cde double scrutin. Car, dira le chef de mission, « nous avons le droit de venir accompagner la Guinée. Par conséquent, on ira partout en Guinée. »

Youssouf Keita

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