SADEN 2020-PLÉNIÈRE 2 : LES PERFORMANCES DES PROGRAMMES D'INCUBATION

Politiques
publié le 11-03-2020 04:27
SADEN 2020-PLÉNIÈRE 2 : LES PERFORMANCES DES PROGRAMMES D'INCUBATION

Aujourd'hui, l'incubation est considérée comme un métier ou même une industrie qui a ses méthodes, ses outils, ses structures professionnelles. Mais cette activité est un métier en permanente évolution. Le modèle économique des incubateurs implique de trouver des sources de financement externes car les revenus issus de la vente de services aux entreprises incubées ne suffisent pas pour assurer leur équilibre financier.

C'est pourquoi la plupart des incubateurs recourent directement ou indirectement à des financements publics et compte tenu de leur coût, les parties prenantes des incubateurs et plus particulièrement leurs financeurs estiment généralement que ces derniers doivent avoir un impact sur la survie et l'emploi des firmes hébergées dans un premier temps, puis sur les rentrées fiscales supplémentaires dégagées par ces jeunes entreprises.

Selon Madame Elodie Hanff, Consultante  spécialisée sur les incubateurs en Afrique de l'Ouest, les incubateurs sont des structures d'accompagnement en entreprenariat, ils accompagnent les entrepreneurs de croissance pouvant innover, créer de la valeur ajoutée en Afrique et partout dans le monde. Ils ont pour mission de mettre à disposition d'un entrepreneur un espace de travail adéquat, conseiller personnellement et accompagner les entreprises assez intensives, mettre à disposition auprès de l'entrepreneur un large réseau de connaissances et également accompagner l'entrepreneur à la lever des fonds ainsi que du business plan.

Sur 200 jeunes entrepreneurs en Guinée 93 % sollicitent de l'assistance technique alors que 73 % ont déjà bénéficié des accompagnements a précisé Madame Fadima Kane Programme Manager EPS parteners. Un problème lié au manque d'information et d'organisation en matière d'accompagnement des jeunes entreprises.

Les entrepreneurs doivent faire preuve de créativité, connaitre et maitriser leurs idées d'entreprise en mettant en oeuvre tous les aspects liés à la réalisation de l'entreprise.

Relatant quelques points importants dont les jeunes entrepreneurs n'en tiennent pas compte et qui forment un ensemble difficulté, Fanta Diaby Directrice Générale de Toogueda a rappelé que nombreux sont les jeunes entrepreneurs qui font face à d'énormes obstacles liés aux manques d'information sur la culture entrepreneuriale, l'indifférence entre le business et la relation familiale, la volonté d'investir et d'affronter les risques de l'écosystème entrepreneurial.

Toutefois, pour Mme Diaby, il faudrait revoir le mode d'accompagnement des incubateurs, "il est difficile de booster une nouvelle entreprise au bout de 6 mois, il nécessite un accompagnement sur un plus long terme". Il faudrait également adapter le système d'accompagnement en fonction des réalités du pays pour elle.

Pour Monsieur Danda Diallo Directeur Ose ton emploi, il existe deux formes de sélection de manière standard par les incubateurs. Il s'agit d'un appel à candidature à travers les réseaux sociaux et ce à partir des sélections sont retenues les entreprises qui possèdent les projets importants. La deuxième forme consiste à aller vers les bailleurs qui ont en leurs possessions une liste des entrepreneurs possédant des projets.

En fin de compte, l'unanimité dégagée était que les incubateurs ne pourront pas accompagner tous les projets des milliers d'entrepreneurs, ce pourquoi seuls les meilleurs projets feront l'objet de sélection, d’où la nécessité de se distinguer.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement