Législatives du 16 février : l’assainissement du fichier électoral tend vers la fin

Politiques
publié le 30-12-2019 04:01
Législatives du 16 février : l’assainissement du fichier électoral tend vers la fin

C’est l’annonce faite ce samedi 28 décembre par la directrice du département fichier, Madame Camara Djenab Touré. A la faveur de la tenue de la cinquième réunion du comité inter parties (CIP) dans un complexe hôtelier à Conakry.

Ledit comité a connu la présence des représentants des partis politiques de la mouvance et de l’opposition, ceux de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Le représentant du national democraticinstitute (NDI), Paul Amegakpo, encourage la CENI à purifier d’avantage le fichier. Sans oublier d’interpeller les uns et les autres à œuvrer pour la tenue d’élections inclusives et crédibles. Car, selon lui, plus les élections approches, plus les tensions ne sont élevées.

Dans son discours de bienvenue, le vice-président de la CENI, Bakary Mansaré, président du CIP a remercié le NDI pour son appui et les participants pour leur engagement à contribuer à la réussite du processus électoral.

D’après lui, les débats de cette rencontre vont tourner autour des thèmes notamment : l’état des lieux de la consolidation des données de la révision des listes électorales, la mission d’affichage et de correction des listes provisoires, l’actualisation des bureaux de vote.

Il a mis l’occasion à profit pour féliciter l’ensemble des acteurs pour leur implication durant les opérations de révision des listes. Car, selon lui, cette opération est une grande victoire en dépit des difficultés rencontrées ça là.

De son côté, Djenab Touré soutient que la remontée des données est terminées à l’exception des données de 21 kits enregistrés durant les six derniers jours dans la commune de Ratoma ainsi que celles de trois ambassades à l’étranger.

Alors que l’affichage correction était prévu à partir du 28 décembre, la patronne du fichier électoral justifie ce léger retard en ces termes : « Nous avons souhaité ce report de quelques jours pour permettre à la CENI de faire l’épuration du fichier électoral. Nous avons acquis un outil qui a été validé après l’enrôlement sur le terrain. Cet outil est un logiciel de détection des présumés mineurs. Présumés parce que dans la base de données tous les documents fournis pour l’enrôlement les intéressés ont 18 ans ou plus. L’outil permet l’analyse faciale des électeurs et nous identifie les présumés mineurs selon les tranches d’âges de 6 à 12 ans, de 12 à 16 ans. Ce travail nous permettra d’invalider tous ceux qui sont mineurs selon le visage. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de repousser la date d’affichage. Mais ce petit retard n’aura pas d’impact sur la date du 16 février. Puisque dans le chronogramme nous avons 52 jours pour la mise en place et la formation des membres des commissions de distribution des cartes d’électeurs. De façon opérationnelle nous allons rattraper ce léger retard. Il était important que nous fassions ce travail pour que les acteurs politiques engagés dans ce processus partent sur la base d’un fichier fiable te crédible ».

Les participants ont, de leur côté, posé des questions et apporté des contributions durant la rencontre.

Alhassane Barry