Révision des listes électorales : fortes affluences devant les CAERLE à Siguiri, Kankan et Mandiana

Politiques
publié le 07-12-2019 01:15
Révision des listes électorales : fortes affluences devant les CAERLE à Siguiri, Kankan et Mandiana

Les opérations d’enrôlement des électeurs se poursuivre sur l’ensemble du territoire national. Un tour devant quelques commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) à Siguiri, Kankan et Mandiana a permis de constater un grand engouement des citoyens pour se faire enrôler devant les machines mises à disposition à cet effet.

En dépit de quelques difficultés liées notamment à la lenteur de certains opérateurs de saisies ou des pannes techniques de certaines machines, les citoyenspatientent tranquillement devant les CAERLE. Même si souvent priorité est donné aux personnes âgées et aux femmes enceintes.

A Siguiri

La CENI a déployé 203 kits d’enrôlements et autant d’opérateur de saisie. Sous la supervision de 26 techniciens. Le tout coordonné par trois cadres de haut niveau.

Pour la présidente de la CEPI, Hawa Condé, tout se passe bien dans sa localité. Elle a tout de même énuméré quelques difficultés mineures. Il s’agit du manque de budget pour le transport des machines défaillantes devant être réparer à Kankan (130 km), la machine 1928 dans le quartier hermakono fonctionne par intermittence malgré l’intervention des techniciens basée à Kankan.

Sans oublier la non disponibilité des statistiques qui, insiste dame Condé, devait parvenir à la CEPI chaque jour à travers les superviseurs.

Dans le quartier bananikoro, un dispositif sécuritaire monté par le chef dudit quartier ainsi que les moyens d’informations et de sensibilisation sont cité en exemple dans la zone.

A préciser que, Siguiri compte 12 Sous-préfectures et la Commune urbaine. Cette dernière a quant à elle 16 quartiers et 25 districts.

Justement, le rapporteur de la CECI, Mory Doumbouya, explique les difficultés rencontrées par ses collègues commissaires dans l’exercice de leur fonction de coordination des activités électorales. Alors que selon la loi, rappelle –t-il, chaque membre du démembrement est chargé de de coordonner un district ou un quartier. « Il y a des districts relevant de la commune urbaine qui sont très loin du centre. Par exemple les districts de Saourou et Moafra sont à plus de 47 kilomètres de la commune urbaine. Alors que d’autres comme Dankakoura, Sougoula, Somonobou niger, … sont derrière le fleuve Niger. Et il faut utiliser des pirogues pour y accéder. Pour faire tout ce travail, nous n’avons pas de budget et chacun de nous est obligé de puiser dans ses maigres ressources pour les besoins de la cause » a laissé entendre M. Doumbouya. Il sollicite l’appui de la CENI et pourquoi pas des bonnes volontés puisque les élections c’est une affaire de tous.

A Kankan

Le quartier Farako1 dispose de deux machines. Pour Mbalou Sekou Diakité, un citoyen dudit quartier il y a une forte affluence devant les deux CAERLE du matin au soir. La soixantaine révolue estime qu’il faut trois ou quatre machine pour pouvoir enrôler tous les citoyens majeurs de son quartier. Et surtout que les 25 jours décidés par la CENI pour la révisions des listes électorales est un peu court à ses yeux.

M. Diakité laisse entendre que par le passé, il y a toujours eu des problèmes pour enrôler tous les citoyens en âge de voter. Et cela a été toujours signalé à qui de droit. En dehors de ces quelques remarques, le doyen se felicite du travail abattu par les techniciens appuyer par les démembrements.

A Mandiana

Les 92 CAERLE et les 18 Superviseurs fonctionnent à la satisfaction des acteurs du processus. Même si quelques soucis techniques sont signalés et pris en charge par les 3 coordinateurs dont dispose la préfecture.

Selon Satigui Condé, le président de la CEPI, chacune des 92 CAERLE enrôle en moyenne plus de 100 personnes par jour.

Il cite en exemple dans le quartier Noumoussoulou, la machine 1812 enrôle entre 120 et 160 par jour. La même chose pour la machine 1808 dans le quartier Kissdougoukoura.

Pour le coordinateur de la préfecture, Fodé Condé, les problèmes récurrents rencontrés sont liés aux difficultés de scannage des documents d’identification. Tels que les certificats de résidence et autres cartes d’identité. Il y a aussi des chargeurs grillés par suite de tension élevée des groupes électrogènes. D’après lui, tous ces problèmes sont pris en charge et résolus de commun accord avec les opérateurs de saisi, les superviseurs, le coordinateur, la CEPI et le QG central à Conakry.

A préciser que Mandiana a enregistré plus de 145 000 électeurs lors de la révision effectuée en 2015.

Alhassane Barry