Kouroussa : les producteurs de riz confrontés à d’énormes difficultés à Kouroussa

Politiques
publié le 19-09-2019 02:12
Kouroussa : les producteurs de riz confrontés à d’énormes difficultés à Kouroussa

Manque de matériels adéquats, non maîtrise de l’eau, l’abandon des animaux et problèmes d’écoulement des produits sont entre autres difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs de riz dans la préfecture de Kouroussa.

En dépit des efforts fournis par l’Etat et ses partenaires, les agriculteurs guinéens notamment ceux du Hamana sollicitent d’avantage d’appui. Pour le président de l’union des producteurs de riz Kouroussa (UPRK), Kanséréba Condé, par ailleurs secrétaire général de la fédération de l’union des producteurs de riz de la Haute Guinée, l’agriculture est une passion.

Après ses études à l’université de Conakry, diplômé de l’institut polytechnique en 1993, M. Condé rentre à Kouroussa et opte pour la pratique de la culture maraichère et celle du riz.

Il laisse entendre que cette pratique lui rapporte beaucoup. Avec un hectare pour la culture maraichère et plus de trois hectares pour le riz en haute banlieue de la commune urbaine, il nourrit sa famille et arrive à satisfaire ses besoins. Il affirme n’avoir jamais acheté le riz au marché pour la dépense quotidienne.

Pour mener à bien son activité, Kanséréba a vite compris que c’est une équipe qui gagne. C’est pour quoi lui et ses collègues ont crééplusieurs groupements. Lesquels groupements ont bénéficié de plusieurs séances de formations en matière de riziculture à Kankan et à Kouroussa avec l’appui des partenaires. Notamment le FIDA, la Chambre préfectorale d’agriculture, le programme national d’appui aux filières agricoles(PNAFA), le FIDA, le consortium des ONG italiennes, la confédération nationales des organisations paysannes de Guinée.

A l’issus de ses séances de renforcement des capacités, il dit avoir développé un système de riziculture intensif (SRI) qui permet aujourd’hui d’investir peu et de gagner beaucoup. Avec ce système, on peut ensemencer un kilogramme et récolté plusieurs sacs. A titre personnel, M. Condé déclare avoir été victime de l’inondation de son champ rizicole d’un hectare. Malgré cette intempérie, il a récolté 32 sacs de cent kilogramme chacun dans le même champ où il ensemencé seulement un sac.

Pour moderniser d’avantage l’agriculture dans cette zone et surtout améliorer considérablement le rendement, le numéro un de l’UPRK sollicite l’appui du gouvernement et des partenaires. Car, soutient-il, son organisation est confrontée à des difficultés majeures dans la pratique agricole. Surtout que le Chef de l’Etat, lui-même, s’est fixé comme étant une priorité l’autosuffisance alimentaire.

Alhassane Barry