Face à la crise économique mondiale, la Chine et l’Afrique s’unissent

Politiques
publié le 22-07-2019 03:28
Face à la crise économique mondiale, la Chine et l’Afrique s’unissent

La récente organisation du forum sur le Focac à Beijing et la première exposition économique et commerciale à Hunan Province illustrent la santé de la coopération entre l’Afrique et la Chine, malgré un contexte international marqué par la montée des tensions entre les deux puissances économiques mondiales (Chine-USA).

Au cours de ces deux événements majeurs, la Chine a réuni des représentants de tous les pays africains pour organiser un échange entre les entreprises locales et africaines en vue de promouvoir un développement durable. D’ailleurs, des contrats de plus de 20 milliards de dollars américains ont été paraphés. Et ce, à une année de la tenue du prochain Forum sur la Coopération sino-africaine, prévu à Dakar, en 2020.

« Quelle que soit l’évolution de la situation à l’avenir, la Chine restera un partenaire incontournable de l’Afrique pour son développement et dans la promotion d’un monde multipolaire », a laissé entendre le ministre chinois des Affaires Etrangères, fin juin.

Cette affirmation de Wang Yi est une preuve que la Chine ne veut pas lâcher l’Afrique, confrontée à d’énormes défis économiques, politiques, environnementaux et sociaux. Abordant dans la même logique, le président ougandais, Yuweri Museveni, invité d’honneur aux événements ci-mentionnés, a reconnu les efforts du partenaire africain. Cependant, il a invité la Chine a plus d’investissements dans l’industrialisation locale pour créer plus d’emplois locaux et réduire le coût des marchandises.

Cela passe nécessairement par la transformation « des atouts africains en des leviers de développement » avec une bonne gouvernance et une transparence dans la gestion des finances publiques et des revenus de la production locale.

C’est un secret de polichinelle, la Chine et l’Afrique nouent une amitié historique. Cette amitié fait des jaloux qui jettent des préjugés sur les deux parties. Accusée de « néocolonialisme », la Chine rejette ces accusations et parle de calomnie. Par rapport à ces accausations, le vice-ministre du Commerce chinois, Qian Keming a démenti ces allégations tout en estimant que « les actes parlent d’eux-mêmes ».

Ainsi les restrictions américaines contre la Chine ouvrent le continent à ce grand ami qui compte, selon ses responsables, soutenir l’Afrique pour l’aider à sortir de la pauvreté qui gangrène de nombreux Etats. Et l’Afrique devait s’inspirer de l’exemple chinois qui compte sortir ses 70 millions de citoyens de la pauvreté dans un an à travers sa politique de construction d’une « société de moyenne aisance ».

Cette vision sino-africaine permettra aux deux parties de fournir des grands efforts en vue de concrétiser la croissance économique du continent africain dans le panier de la ménagère.

Amadou Kendessa Diallo

Journaliste Guinée Conakry

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