Coopération : partage d’expériences et opportunités entre responsables chinois et journalistes afro-asiatiques

Politiques
publié le 31-05-2019 07:11
Coopération : partage d’expériences et opportunités entre responsables chinois et journalistes afro-asiatiques

La semaine dernière, s’est tenu au siège de China investment, un séminaire réunissant des journalistes africains et asiatiques en séjour en Chine. Objectif, partager les expériences et les opportunités d’investissements entre la Chine et les pays d’où viennent ces hommes de médias.

Le séminaire a été une occasion de présenter China Investment, son fonctionnement et les relations chinoises avec le reste du monde. L’occasion a été saisie par des journalistes venus de Djibouti, de la Namibie, de la Sierra Léone, de l’Afghanistan et de Philippines de présenter les avantages des relations chinoises avec leurs pays et continents, les opportunités que présentent leurs pays respectifs et leurs expériences en Chine. Durant cette rencontre, la lutte contre la pauvreté dans le monde en général et en Chine en particulier a été au centre des débats ainsi que les relations sino-africaines.

Pour  Li Hua, le directeur du ministère des Affaires étrangères, la résolution du « problème de la pauvreté, le plus fondamental, est de développer l'économie. Ainsi, la solution au problème de la pauvreté en Chine tire profit du développement rapide de son économie. L'urbanisation et l'industrialisation créent davantage d'emplois et de possibilités d'emploi. »

Une occasion saisie par Elvis Muraranganda, rédacteur en chef du journal namibien Confidence, pour dire que « les progrès de la Chine en matière de réduction de la pauvreté sont des jalons ». Poursuivant, il dira que : « la Chine et l'Afrique ont établi un partenariat socio-économique et politique pour améliorer le développement de l'Afrique ». Selon lui, ce pays devrait gérer certaines préoccupations et craintes concernant ses investissements dans l'intérêt des deux parties.

Fatouma Mohamed Daoud, journaliste au Djibouti Post,  s’est, quant à elle, dit profondément impressionnée par la diffusion et l'influence de la culture chinoise dans le monde, en particulier le "Nouvel An chinois".

Par ailleurs, Samuel Ibrahim Koroma, de la  Sierra Leone, expliquera que : « Dans les pays en développement, en particulier en Asie et en Afrique, la réduction de la pauvreté est très importante. Lorsque nous nous rendons dans des régions frappées par la pauvreté en Chine, nous constatons qu'il y a de l'eau potable dans les campagnes et une garantie de trois repas. Ce qui n'est pas le cas en Afrique ».

Cette rencontre a permis aussi à des responsables chinois d’expliquer aux journalistes la nouvelle loi sur l'investissement étranger en Chine. A cet effet, il a été mentionné que cette loi présente trois caractéristiques. Premièrement, il peut exister des formes et des pratiques d'investissement plus souples. Deuxièmement, il y a plus de contenus pour promouvoir l'investissement: attirer par exemple des capitaux chinois dans des pays, la transparence des investissements étrangers. Et troisièmement, davantage d’aide pour l’évaluation et la création de propriété intellectuelle.

Selon Xiao Jincheng,  chercheur à l'Académie chinoise de macroéconomie, «  l'urbanisation est la grande stratégie de la Chine, un symbole de la modernisation et la clé pour résoudre les problèmes ruraux. (…) La première expérience de la Chine a été la construction de zones de développement et de parcs industriels ; la deuxième expérience est la modernisation de l'agriculture et la troisième est l’industrie urbaine ».

Abordant dans la même idée, Li Hua, le directeur du département de conseil stratégique, China International Engineering Consulting Co., Ltd, dira que « pour résoudre le problème de la pauvreté, le plus fondamental est de développer l'économie. La solution au problème de la pauvreté en Chine tire profit du développement rapide de son économie. L'urbanisation et l'industrialisation créent davantage d'emplois et de possibilités d'emploi ».

De son côté, Zhiyu Yu, le secrétaire général, Centre de recherche sud-africain, Institut ouest-africain de l'Académie chinoise des sciences sociales estime que « les bonnes bases de la coopération économique et commerciale sino-africaine attireront ces ressources libérées [qui] pourraient renforcer le développement de quatre domaines: premièrement, résoudre les problèmes de survie des personnes à revenus faibles et moyens; deuxièmement, répondre aux besoins de production et de subsistance des citadins; et le quatrième étant de créer l’environnement financier nécessaire et d’appuyer la coopération future.

Pour sa part, le Directeur du Centre africain d'échanges internationaux de médias en Chine, Wang Haiyang, s’est réjoui des échanges fructueux entre journalistes africains et asiatiques et responsables chinois.

Au terme du séminaire, M. Yu Lei, de CAPPC, a salué les échanges entre responsables chinois et les journalistes afro-asiatiques venus de 49 pays. Enfin, il estime que ces échanges sur la coopération vont porter fruit dans la coopération avec la Chine mais aussi les journalistes sauront la vraie image de son pays pendant leur séjour de dix mois.

Amadou Kendessa Diallo pour Horoya

Amadou Kendessa Diallo

Journaliste Guinée Conakry

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