Audit du fichier électoral : le rapport remis aux membres du comité de suivi

Politiques
publié le 15-04-2019 11:59
Audit du fichier électoral : le rapport remis aux membres du comité de suivi

La 26ème session du comité de suivi de l’accord politique inter-guinéen du 12 août 2016 s’est réunie ce lundi 15 avril, sous la présidence du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, général Bouréma Condé, président dudit comité.

La salle de conférence de ce département a servi de cadre à cette rencontre qui a connu la présence des représentants de la mouvance, de l’opposition républicaine, de l’UFR, de la société civile, des commissaires de la CENI, du groupe des cinq (composé de l’Union européenne, des Etats-Unis, de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest, de la France, de l’Organisation des Nations Unies).

Objectif : mettre à disposition des acteurs le rapport de l’audit du fichier électoral pour examen.

Au sortir de la rencontre, le ministre Bouréma Condé s’est réjoui de la présence de tous les membres du comité. Il souligne que « chaque composante du comité de suivi a effectivement reçu un exemplaire du rapport de l’audit du fichier électoral. Chacune des composantes va examiner le rapport et la prochaine session qui ne saurait tarder va recueillir les observations des uns et des autres par rapport au contenu du fichier ». D’après Bouréma Condé, l’exercice consiste au bout du compte, à avoir un fichier consensuel. Toute chose qui, espère-t-il, permettra à la Guinée d’avoir des élections crédibles et dans la paix.

Le président de la CENI ayant assisté à la rencontre soutient que la reprise des activités de ce comité était nécessaire pour son institution qui prévoit l’élaboration du chronogramme des législatives bientôt. Me Salif Kébé affirme qu’il n’était pas question pour la CENI de donner une date pour la tenue des législatives sans examiner le rapport de l’audit. Surtout que l’une des parties les plus importantes de cet arsenal c’est bien le fichier électoral. Selon lui, le constat qui se dégage en lisant le rapport est qu’il est question d’améliorer de façon très nette le fichier électoral en mettant en œuvre les recommandations. Toute chose qui, d’après Salif Kébé, permettra à la Guinée d’avoir un fichier encore plus moderne, plus consensuel.

Du côté de l’opposition républicaine, l’honorable Cellou Baldé de l’UFDG déplore le retard accusé pour la tenue de cette 26ème session. Puisque, d’après lui, l’audit est achevé depuis septembre et le rapport final disponible depuis octobre 2018. M. Baldé espère que toutes les parties prenantes au comité pourront examiner le rapport et la semaine prochaine les avis des uns et des autres seront partagés afin de s’accorder autour des recommandations de l’audit.

Dr Deen Touré de l’UFR promet, dans une semaine, que son organisation reviendra au comité de suivi pour dire s’il valide le rapport et surtout est ce que le rapport de l’audit répond aux attentes de son parti mais aussi ce qu’il souhaite pour que nous ayons des élections transparentes. Il a également regretté que l’on soit obligé d’attendre cinq, six mois pour tenir la 26ème session.

Pour sa part, Honorable Amadou Damaro Camara de la mouvance précise « un rapport, quelques soit son contenu doit être présenté au commanditaire puis débattu pour qu’il soit enfin validé. C’est en ce moment que nous donnerons des directives claires basées sur ses recommandations à la CENI qui va implémenter cela dans le fichier ». Pour lui, le but final est d’aboutir à un fichier consensuel afin que les élections soient plus crédibles, plus apaisées et que celles-ci souffriront de moins de contestations.

Alhassane Barry